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Vaccins de bébé : le calendrier vaccinal 2026

Calendrier vaccinal 2026 en France : vaccins obligatoires, recommandés, planning mois par mois pour protéger votre bébé dès la naissance.

Par Bébé à Bord -
Nourrisson recevant un vaccin lors d'une consultation pédiatrique

Vaccins de bébé : le calendrier vaccinal 2026

La vaccination est l’un des actes médicaux les plus efficaces pour protéger votre enfant contre des maladies parfois graves, voire mortelles. En France, le calendrier vaccinal est régulièrement mis à jour par les autorités sanitaires pour garantir la meilleure protection possible. Bébé à Bord vous présente le calendrier vaccinal 2026 en détail, pour que vous puissiez accompagner votre enfant en toute sérénité.

Pourquoi vacciner son enfant ?

La vaccination protège votre enfant individuellement, mais elle contribue aussi à protéger l’ensemble de la communauté grâce au principe d’immunité collective. Lorsqu’une proportion suffisante de la population est immunisée, les maladies ne peuvent plus circuler librement, protégeant ainsi les personnes vulnérables qui ne peuvent pas être vaccinées (nouveau-nés, personnes immunodéprimées).

Certaines maladies évitables par la vaccination peuvent entraîner des complications graves : méningite, pneumonie, encéphalite, voire le décès. La rougeole, par exemple, qui semble bénigne, peut provoquer des atteintes neurologiques permanentes chez 1 enfant sur 1000.

Les vaccins sont soumis à des contrôles rigoureux avant leur mise sur le marché et font l’objet d’une surveillance permanente après commercialisation. Leur bénéfice est largement supérieur aux rares effets indésirables observés.

Les 11 vaccins obligatoires depuis 2018

Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires pour tous les enfants nés à partir de cette date. Cette obligation a été instaurée pour renforcer la couverture vaccinale, qui était insuffisante avec les seuls 3 vaccins obligatoires précédents.

Ces 11 vaccins protègent contre :

  1. La diphtérie : infection bactérienne grave des voies respiratoires
  2. Le tétanos : infection mortelle causée par une toxine bactérienne
  3. La poliomyélite : maladie virale pouvant causer une paralysie permanente
  4. La coqueluche : infection respiratoire très contagieuse, dangereuse pour les nourrissons
  5. Haemophilus influenzae de type b (Hib) : bactérie responsable de méningites et d’épiglottites
  6. L’hépatite B : infection virale du foie pouvant devenir chronique
  7. Le pneumocoque : bactérie responsable de pneumonies et méningites
  8. Le méningocoque C : bactérie responsable de méningites fulminantes
  9. La rougeole : maladie virale très contagieuse avec risque de complications graves
  10. Les oreillons : infection virale pouvant causer des complications chez l’adulte
  11. La rubéole : maladie virale dangereuse pour le foetus si contractée pendant la grossesse

Ces vaccins sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie et peuvent être réalisés chez le médecin traitant, le pédiatre ou en centre de vaccination.

Le calendrier vaccinal 2026 mois par mois

A la naissance

Vaccin contre l’hépatite B : la première injection est recommandée dès la naissance, en particulier pour les bébés dont la maman est porteuse de l’hépatite B (vaccination dans les 24 premières heures, avec immunoglobulines anti-hépatite B). Pour les autres bébés, la vaccination peut débuter à 2 mois avec un vaccin combiné.

BCG (tuberculose) : recommandé dès la naissance pour les enfants à risque élevé de tuberculose (enfants qui vont voyager dans des pays à forte endémie, enfants nés de parents originaires de pays à forte incidence, etc.).

A 2 mois (8 semaines)

C’est le grand départ du calendrier vaccinal ! Lors de cette consultation, votre bébé reçoit :

Le vaccin hexavalent (une seule injection) qui protège contre 6 maladies simultanément : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae b et hépatite B. Ce vaccin combiné limite le nombre de piqûres et est très bien toléré.

Le vaccin antipneumococcique (Prevenar 13 ou équivalent) : protège contre les infections à pneumocoques, responsables de pneumonies, méningites et otites à répétition.

Le vaccin contre les rotavirus (optionnel mais recommandé) : administré par voie orale (pas de piqûre !), il protège contre la principale cause de gastro-entérite grave du nourrisson. Deux doses à 2 et 3 mois, ou trois doses à 2, 3 et 4 mois selon le vaccin utilisé.

A 4 mois

2e dose de vaccin hexavalent : poursuite de la primo-vaccination.

2e dose de vaccin antipneumococcique.

2e dose de vaccin anti-rotavirus (si non déjà terminée).

A cet âge, votre bébé est habitué aux consultations vaccinales. La tétée ou le biberon juste après la piqûre peut l’aider à calmer la douleur.

A 5 mois

Vaccin contre le méningocoque B (Bexsero) : recommandé depuis 2022, ce vaccin protège contre la méningite à méningocoque B, particulièrement sévère chez les jeunes enfants. Il est désormais remboursé et son administration à 3, 5 et 12 mois est préconisée.

3e dose de vaccin anti-rotavirus si vous utilisez le vaccin à 3 doses (Rotarix s’administre en 2 doses, RotaTeq en 3 doses).

A 11 mois

3e dose de vaccin hexavalent : dose de rappel qui complète la primo-vaccination pour assurer une protection durable.

3e dose de vaccin antipneumococcique : rappel important pour maintenir l’immunité contre les pneumocoques.

2e dose de vaccin contre le méningocoque B (si le schéma à 3, 5 et 12 mois est suivi).

A 12 mois

Vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) : première dose de ce vaccin combiné très important. Il protège contre trois maladies contagieuses pouvant entraîner des complications graves.

Vaccin contre le méningocoque C : une seule dose est recommandée à 12 mois, souvent sous forme de vaccin combiné avec d’autres méningocoques (ACWY).

3e dose de vaccin contre le méningocoque B (rappel à 12 mois).

Ce mois de 12 mois est chargé en vaccinations, mais les vaccins peuvent être répartis sur plusieurs consultations si nécessaire.

A 16-18 mois

2e dose de vaccin ROR : cette deuxième dose assure une protection quasi complète contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Elle est indispensable car une partie des enfants ne développe pas une immunité suffisante après la première dose.

Rappel hexavalent (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche) ou vaccin pentavalent selon le schéma suivi.

Les vaccins recommandés supplémentaires

En plus des vaccins obligatoires, des vaccins supplémentaires sont recommandés pour une protection optimale :

Le vaccin contre la varicelle (2 doses entre 12 et 24 mois) : recommandé pour tous les enfants depuis 2023, particulièrement utile pour éviter les complications (surinfections cutanées, pneumonie varicelleuse).

Le vaccin contre le méningocoque ACWY : protège contre plusieurs sérogroupes de méningocoques. Recommandé en complément du méningocoque C, notamment avant les voyages.

Le vaccin contre l’hépatite A : recommandé pour les enfants voyageant dans des pays à risque et pour certaines situations particulières.

Comment se passe une vaccination chez le nourrisson ?

La peur de la piqûre est normale, aussi bien pour le bébé que pour les parents. Quelques conseils pour rendre le moment plus doux :

Avant la vaccination, signalez au médecin tout antécédent allergique grave, toute maladie en cours ou tout traitement immunosuppresseur. Une contre-indication temporaire peut être posée.

Pendant la vaccination, tenez votre bébé dans vos bras ou allaitez-le si possible - le contact avec vous le rassure. L’application d’une crème anesthésiante (EMLA) 1 heure avant la consultation peut réduire la douleur. Certains médecins utilisent également une solution sucrée pour les nourrissons.

Après la vaccination, observez votre bébé. Une rougeur et un gonflement au point d’injection sont normaux. Une légère fièvre peut apparaître dans les heures suivantes. La prise de paracétamol (selon les recommandations de votre médecin) peut soulager l’inconfort.

Quand contacter votre médecin : si la fièvre dépasse 39°C et ne cède pas au paracétamol, si vous observez des signes inhabituels (pleurs persistants, irritabilité extrême, raideur, éruption cutanée étendue) ou si votre enfant ne va pas bien dans les 48 heures suivant la vaccination.

La sécurité des vaccins : ce que vous devez savoir

Les vaccins sont parmi les médicaments les mieux surveillés au monde. Avant leur mise sur le marché, ils subissent des essais cliniques rigoureux sur des dizaines de milliers de personnes. Une fois commercialisés, ils font l’objet d’une pharmacovigilance continue.

Les adjuvants utilisés dans certains vaccins (comme les sels d’aluminium) ont fait l’objet de nombreuses études. A ce jour, aucune preuve scientifique n’établit un lien entre les adjuvants vaccinaux et une maladie chronique.

La controverse sur le vaccin ROR et l’autisme a été définitivement close : l’étude frauduleuse de 1998 a été rétractée, et des dizaines d’études indépendantes portant sur plusieurs millions d’enfants ont confirmé l’absence de tout lien entre ce vaccin et les troubles du spectre autistique.

Le carnet de vaccination : un document précieux

Chaque injection est notée dans le carnet de santé de votre enfant, avec la date, le type de vaccin, le numéro de lot et les éventuelles réactions. Ce document est indispensable pour :

  • Vérifier que votre enfant est à jour dans ses vaccinations
  • Orienter les rappels à venir
  • Justifier la vaccination à l’entrée en crèche ou en école
  • Informer un médecin en cas d’urgence ou de voyage

En cas de perte du carnet, une reconstitution est possible à partir des registres du cabinet médical ou de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM).

Questions fréquentes des parents

Peut-on décaler un vaccin ? Oui, un léger décalage est possible sans recommencer le schéma depuis le début. En revanche, plus les vaccins sont retardés, plus votre enfant reste exposé aux maladies.

Mon enfant a eu une réaction forte au dernier vaccin, dois-je continuer ? Signalez toujours les réactions importantes à votre médecin. Dans la grande majorité des cas, la vaccination peut être poursuivie avec des précautions particulières. Seules de très rares réactions allergiques graves (anaphylaxie) peuvent contre-indiquer certains vaccins.

Les vaccins chargent-ils le système immunitaire de mon bébé ? Non. Le système immunitaire du nourrisson est capable de répondre à des milliers de stimulations antigéniques simultanément. Les vaccins ne représentent qu’une infime partie de ce que les bébés rencontrent dans leur environnement quotidien.

La vaccination est un acte d’amour envers votre enfant et envers la société. Chez Bébé à Bord, nous vous encourageons à suivre le calendrier vaccinal recommandé et à discuter de vos questions avec votre pédiatre ou médecin traitant. Ensemble, protégeons nos enfants.

Questions fréquentes

Combien de vaccins sont obligatoires en France pour les enfants ?

Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires pour les enfants nés à partir de cette date : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae b, hépatite B, pneumocoque, méningocoque C, rougeole, oreillons et rubéole.

Mon bébé peut-il recevoir plusieurs vaccins en même temps ?

Oui, l'administration simultanée de plusieurs vaccins est non seulement possible mais recommandée. Les vaccins combinés (comme l'hexavalent) permettent de protéger contre plusieurs maladies en une seule injection, limitant le nombre de piqûres et les visites médicales.

Quels sont les effets secondaires normaux après un vaccin ?

Les effets secondaires courants sont : rougeur, gonflement ou douleur au point d'injection, légère fièvre (inférieure à 38,5°C), irritabilité et pleurs dans les heures suivantes. Ces réactions sont bénignes et passagères, signe que le système immunitaire réagit.

Peut-on vacciner un bébé enrhumé ?

Un simple rhume ou une légère fièvre ne contre-indique pas la vaccination. En revanche, une maladie aiguë avec fièvre supérieure à 38,5°C peut justifier un report de quelques jours. Consultez votre pédiatre en cas de doute.

Le vaccin ROR et l'autisme, qu'en est-il vraiment ?

Il n'existe aucun lien scientifique entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l'autisme. L'étude de 1998 qui prétendait établir ce lien a été formellement réfutée, son auteur radié de l'ordre des médecins pour fraude scientifique. Des dizaines d'études portant sur des millions d'enfants ont confirmé l'innocuité du vaccin.

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